* Moscou et Pékin pas nommément visés
* Déclaration finale non contraignante
DINARD, Ille-et-Vilaine, 6 avril (Reuters) - Les chefs de la
diplomatie du G7 se sont accordés samedi sur un ensemble de
bonnes pratiques en matière de cyberespace, sans mentionner
explicitement la menace que représente la Russie et la Chine
selon certains ministres.
"Nous avons adopté une déclaration visant à favoriser le
comportement des Etats dans le cyberespace, qui ne peut être une
zone de non-droit", a déclaré le ministre français des Affaires
étrangères, Jean-Yves Le Drian, lors d'une conférence de presse
en clôture de la réunion, à Dinard (Ille-et-Vilaine).
"Cette déclaration créé un mécanisme d'autorégulation et de
partage de bonnes pratiques pour que le cyberespace soit un
environnement ouvert, libre, stable et sécurisé", a ajouté le
chef de la diplomatie de la France, qui assure la présidence
tournante du "groupe des sept" (Etats-Unis, France, Allemagne,
Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada).
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy
Hunt, a fustigé vendredi la "stratégie active, planifiée,
pensée, pour interférer dans les processus démocratiques" que
mèneraient des pays comme la Russie.
L'accord du G7 se borne cependant à promouvoir une meilleure
coopération entre Etats.
La "Déclaration de Dinard sur l'Initiative pour des normes
dans le cyberespace" se fixe ainsi quatre objectifs :
"encourager des échanges d'informations volontaires améliorés et
accrus entre nous et avec d'autres", "partager avec un large
éventail d'États (...) les bonnes pratiques", "nouer le dialogue
avec d'autres États", et enfin "coopérer" afin de mettre en
oeuvre ces normes.
"Nous devons prouver que nous sommes capables de prévenir
les tentatives d'ingérence, d'endiguer les obstructions à la
liberté de la presse et capables de réguler efficacement les
manipulations de l'information sans renoncer aux principes qui
nous définissent", a résumé Jean-Yves Le Drian.
RÉTICENCE AMÉRICAINE
La prudence de la déclaration finale - "nous ne sommes pas
créateurs de normes juridiques, nous sommes plutôt dans la
promotion de bonnes pratiques" note une source diplomatique
française - peut s'expliquer par la traditionnelle vigilance des
Etats-Unis concernant les questions liées à la régulation du
cyberespace et les implications sur les acteurs de l'Internet.
"En ce qui concerne la régulation du cyberespace par
l'imposition de normes ou bien de traités internationaux, on
peut l'oublier", souligne Charles Thibout, chercheur à
l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (Iris)
et spécialiste de ces questions.
Les Américains, acteurs prééminents en la matière, "n'ont
pas du tout la volonté de réglementer sur ces questions",
ajoute-t-il. "Ils se disent que toute régulation, quelle qu'elle
soit, entamerait leur puissance."
La coopération entre Américains et Européens a pu par
ailleurs être rendue délicate par le cas de l'équipementier
télécoms chinois Huawei, soupçonné par Washington d'être utilisé
par Pékin à des fins d'espionnage, souligne-t-il.
Les Européens se refusent pour le moment à suivre l'exemple
des Etats-Unis, qui ont exclu le premier équipementier télécoms
mondial du déploiement de la 5G sur leur sol.
(Julie Carriat et Marine Pennetier, avec John Irish et Richard
Lough, édité par Simon Carraud)
Le G7 débouche sur des promesses de bonne volonté dans le cyberespace
information fournie par Reuters 06/04/2019 à 17:54
| 400,8000 USD | NASDAQ | +0,71% | |
| 609,6300 USD | NASDAQ | -1,16% | |
| 415,1200 USD | NASDAQ | -1,34% |
© 2026 Thomson Reuters. All rights reserved.
Reuters content is the intellectual property of Thomson Reuters or its third party content providers. Any copying, republication or redistribution of Reuters content, including by framing or similar means, is expressly prohibited without the prior written consent of Thomson Reuters. Thomson Reuters shall not be liable for any errors or delays in content, or for any actions taken in reliance thereon. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.
A lire aussi
-
par Duncan Miriri Emmanuel Macron entame samedi une tournée en Afrique marquée par l'ambition "d'afficher et ancrer un partenariat renouvelé avec les pays africains", selon l'Elysée, qui culminera avec le premier sommet franco-africain en terre anglophone, au ... Lire la suite
-
Voici les derniers développements en lien avec la guerre au Moyen-Orient, dans la nuit de vendredi à samedi: - Trump attend "ce soir" une réponse de l'Iran Donald Trump a déclaré vendredi attendre "ce soir" une réponse de l'Iran à sa dernière proposition en vue ... Lire la suite
-
Les Etats-Unis ont frappé vendredi deux pétroliers iraniens, tout en disant attendre incessamment une réponse de Téhéran à sa dernière proposition en vue de mettre durablement fin aux hostilités. Les navires, qui ne transportaient pas de cargaison selon l'armée, ... Lire la suite
-
Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, se rend samedi aux Canaries pour coordonner l'évacuation des passagers du paquebot touché par l'hantavirus, attendu le lendemain dans l'archipel espagnol, ont indiqué vendredi des sources au sein du ministère ... Lire la suite
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer